Conseil de Juge n°45 : les transitions

Entre et à l’intérieur des allures, les transitions sont fondamentales

 

Dans tous les stages vous entendrez toujours l’intervenant parler du bienfait des transitions !
De toutes les transitions : Les montantes aussi bien que les descendantes.
Celles d’une allure à  l’autre, celles à l’intérieur d’une même allure.

 

Première question : pourquoi des transitions ?
Deuxième question : Comment ?
Troisième question : Quels sont les problèmes rencontrés le plus fréquemment ?

 

Au début du travail du poulain dès qu’il a accepté le poids du cavalier, il lui est demandé de se porter en avant. Il vit alors sa première transition! Toute action propulsive depuis le début du travail vise à rendre le cheval attentif aux aides du cavalier. La base du dressage toutes disciplines confondues, est d’inculquer au cheval le mouvement en avant.

 

La règle numéro deux est de lui apprendre le contrôle de l’allure que j’aime appeler pour plus de clarté « le frein « . Du pas au trot, du trot au galop, du galop au trot, du trot au pas, du pas a l’arrêt, du galop au pas, du pas au galop, du trot à l’arrêt et inversement, idem avec le galop. Le cheval doit bien comprendre les aides du cavalier. Ce dernier les lui expliquera clairement en dissociant bien l’usage des jambes et des mains. Progressivement le cheval devient attentif, concentré et à l’écoute du cavalier. Il s’agit de parfaitement consolider cette phase car toute la compréhension future reviendra en permanence à la référence de base : avancer – jambes ; ralentir – mains. Bien sur au fur et à mesure l’usage de ces aides s’affinera. Ce qui n’est au début qu’ une mise en place de règles brutes de vie commune – bonjour au revoir s’il te plaît merci- doit devenir au fil du travail un échange raffiné et subtile de discrètes informations que seuls les deux partenaires – cavalier et cheval – discerneront. Tout cela ne doit pas rester une théorie réservée aux doux rêveurs. Un attention permanente et la conviction qu’il est impératif de conserver en permanence cet objectif doivent guider le cavalier.

 

Le cheval de son coté va en général faire de son mieux pour coopérer car les contraintes de ce travail sont limitées. Pourtant il faut veiller à moult détails pour garantir la plus grande efficacité du travail. On peut ici en établir une forme de liste la plus exhaustive possible: la perméabilité de la mise en main, la stabilité de l’encolure et du contact, le contrôle de sa hauteur. La progressivité de la transition – qui n’est pas antinomique de sa netteté- L’instantanéité de la réponse qui ne doit pas pour autant amener une perte de l’harmonie, la première phase devant rester la conservation de la prise de poids sur les postérieurs et la poussée de ces derniers.

 

Quelle que soit l’allure, le cavalier doit toujours être capable de réduire la foulée tout en en gardant la rapidité, puis de l’amplifier pour la diminuer à nouveau ou en changer à la demande. La plupart des chevaux tenteront d’échapper à la difficulté inhérente à ce travail en se mettant de travers, les hanches d’un côté ou de l’autre.  Donc outre la régularité de l’allure, le cavalier aura à veiller à la rectitude c’est à dire au fait que le cheval devra rester rigoureusement droit sur la ligne droite – droit dans l’encolure ainsi que dans son corps, épaules et hanches sur une même ligne.

 

Ce travail de transition est la clef de tout travail bien mené qui ouvre vers tous les possibles. Les exercices du dressage basse école et haute école ainsi que le travail de base des autres disciplines équestres sembleront un jeu d’enfant dès lors que ces bases seront bien assimilées.

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