Conseil de Juge n°17 : différencier le bon du moins bon

Qu’est ce qui différencie les meilleurs des autres ?
Un concours local, un cycle libre deuxième année, un mélange peu courant de cavaliers d’expérience et d’amateurs passionnés certes mais techniquement très peu « avertis » et voilà une bonne source d’inspiration pour un conseil du juge inédit sur :
                         « Qu’est-ce qui fait la différence entre les meilleurs et les moins bons? »
 En premier lieu, et cela risque d’en décevoir plus d’un, je vais commencer aujourd’hui par ce qui est la base incontournable : la position. Relisez le manuel qui a traversé les années et qu’il fallait autrefois savoir par coeur pour les examens. On l’annonait alors sans en comprendre très bien ni le sens ni l’utilité et pourtant en y repensant il n’y a rien ni a y ajouter ni a en retrancher.
Tout y est dit concernant l’assiette, le buste, les bras, les jambes, les mains, les pieds, le regard …
A bien y réfléchir, il n’y a rien à redire et dès que l’on s’en écarte ne serait-ce qu’un peu, l’édifice cheval- cavalier perd son harmonie et le fonctionnement de l »ensemble s’en trouve dégradé.
Pourtant sur les terrains de détentes rien, pas un mot pour corriger un dos rond, des épaules crispées, des poignets bloqués, des pouces tournés vers le bas, des coudes ou des genoux trop ouverts, des cuisses qui remontent, des talons étouffants ou encore un poids inégalement reparti amenant une assymétrie remarquable dès que l’on voit le cavalier de dos.
Cette position que l’on oublie si elle est bonne et qui cause tant de dégâts si elle n’est pas assimilée!
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