Conseil de Juge n°12 : le bon galop

Après le « bon trot », décortiquons le « bon galop »

 

Il me semble indispensable, et ce, le plus tôt possible dans l’évolution d’un cheval comme dans celle de son cavalier, de définir puis de stabiliser l’allure dans son rythme, sa cadence et sa vitesse avant d’en contrôler enfin son amplitude.

 

Le rythme : les trois temps du galop doivent être frappés de façon régulière, répétitive et presque entêtante 1,2,3.1,2,3.1,2,3.1,2,3. La cadence, c’est à dire le nombre de battues dans un temps défini, doit être soutenue sans toutefois être précipitée. L’activité des postérieurs doit refléter la puissance propulsive de l’allure, le cavalier assurant la gestion totale de la vitesse à l’intérieur du cadre défini plus haut. Enfin l’amplitude : c’est la notion la plus facile à comprendre : veut-on des grandes ou des petites foulées ?

 

On doit commencer par se régler sur ce qui est appelé fort judicieusement « galop de travail » pour ensuite s’amuser à varier la taille des foulée : plus petites on se dirigera vers le galop rassemblé et plus grandes vers le galop moyen et le galop allongé.

 

La question n’est bien sur pas tout à fait aussi simple car j’ai volontairement omis ou même occulté la notion d’abaissement des hanches. En effet, trop de confusions naissent à vouloir trop tôt évoquer cet élément important et je préfère quant à moi en rester à ces points de référence mesurables.

 

Les qualités de base du galop, en particulier sa projection, sa souplesse et sa flexibilité lui permettront, en suivant respectueusement les critères définis plus haut, de progresser au cours du travail, vers un rassembler « juste ». Bien sur, des exercices appropriés peuvent aider à développer et à améliorer les critères que nous avons définis ci dessus mais ceci déborde de notre concept « Conseil du Juge ». Nous nous en tiendrons donc à tenter de bien intégrer visuellement le « bon galop ».

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