Coupe du Monde Londres Olympia

Isabelle Judet a eu l’honneur d’officier comme membre du jury lors du Reem Acra FEI World Cup ce week end à Londres. Elle était accompagnée par Corentin et Camille puisque cette dernière était mandatée par Grand Prix Magazine pour couvrir l’événement.

 

 

 

Mardi soir, seize couples ont prix le départ dans le Grand Prix qualificatif pour la reprise en musique du lendemain. Passée en numéro un, c’est sans trop de difficulté que la championne olympique, du monde et d’Europe en titre l’a emporté avec cette fois ci le cheval Uthopia. Absent des terrains de concours depuis deux ans et désormais sous la selle de Charlotte après avoir été membre de l’équipe britannique avec Carl Hester, Uthopia devrait être le cheval de réserve pour les Jeux Olympiques au cas ou Valegro ne pourrait s’y rendre. Carl souffrant de mal de dos, il préfère laisser ce cheval essentiellement à Charlotte. Uthopia et Charlotte ont signé un Grand Prix à 77,460% laissant dernière eux le Nip Tuck de Carl. Hans Peter Minderhoud a du se contenter de la troisième place avec son Glock’s Flirt. Lors de la conférence de presse, le néerlandais a confié s’estimer chanceux de pouvoir participer au circuit Coupe du Monde avec pas moins de trois chevaux appartenant à son sponsor Glock. « Je n’espérais pas mieux qu’une troisième place ici à Londres. Hier dans le Grand Prix la victoire n’était pas loin mais battre ces deux stars britanniques dans leur propre pays c’était quasi impossible ! Ce sont des amis et je les félicite sincerement pour leurs excellents résultats. »

 

 

 

Hier soir dans la reprise en musique, l’atmosphère était à son comble. Le public anglais, avertis et dynamique, a acclamé ses favoris avec passion. Le suspens a duré jusqu’à la fin de l’épreuve puisque Charlotte, passée quelques chevaux avant la fin, a laissé l’opportunité de la battre en produisant quelques erreurs notamment dans le piaffer et les transitions vers le passage. « C’est un plaisir d’avoir été battue par mon grand père ce soir ! C’était une vraie leçon de dressage, c’est exactement à cela que le sport devrait ressembler ! » Opportunité saisie avec brillant par Nip Tuck qui a maîtrisé avec exemplarité sa toute nouvelle reprise en musique. « Lorsque j’ai decidé de faire une nouvelle kür, je me suis mis en selle et j’ai accumulé toutes les difficultés imaginables. Cest la seule chance pour un cheval comme Nip Tuck de vaincre des chevaux d’une telle qualité ! C’est encore perfectible, j’ai raté la transition galop passage et le dernier arrêt n’était pas très bon. Je suis vraiment satisfait et fier de mon cheval. Vous savez, ça nest pas si évident d’appartenir à la même ecurie qu’une championne comme Charlotte. En concours, je m’attends toujours à etre second ! Gagner ici et avec ce cheval en particulier, qui n’était pas prédestiné au dressage, c’est la plus belle des victoires ! Nip Tuck a parcouru tellement de chemin en un an, je n’en reviens pas. Maintenant, il peut à la fois démontrer une puissance infinie dans la piste puis se tenir tranquille à la remise des prix dix minutes après, je n’aurais pas oser en rêver au départ. »

 

 

Durant la conférence de presse, Camille a pu interroger Carl sur le programme que suivrait son cheval de tête cet hiver. « Nous ne devrions retourner en concours que vers le mois de Mars, peut être au CDI de Lier en Belgique. D’ici la, Nip Tuck va commencer par finir l’année 2015 au paddock. J’ai de la chance, c’est un cheval à qui je peux facilement laisser une pause. Il est si energique qu’il ne manquera pas de se dépenser au paddock. A partir de janvier, nous reprendrons doucement le travail mais alternerons avec beaucoup de balade avec son groom Alan et également deux séances par semaine sur tapis roulant aquatique au centre de remise en forme. Nous recommencerons à travailler les reprises vers le mois de février. »

 

 

Ci dessous, vous pourrez apprécier la reprise libre de Carl Hester et Nip Tuck. Si l’exécution des mouvements a été quasi parfaite, c’est également le degré de difficulté qui rend cette reprise unique. « Le début commence très fort avec un enchaînement pirouette au piaffer double pirouette au galop. Les lignes brisées aux changements de pied au deux temps et au temps ainsi que les appuyers au passage ajoutent encore de la complexité au tracé. C’est certainement la reprise la plus difficile techniquement que j’ai jamais eu à juger ! » admet Isabelle.

 

 

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