Conseil de Juge n°65 : l’arrêt

Combien de fois avez vous donné plus de 8 à un arrêt ?

 
Si la réponse est jamais, il est intéressant de se pencher sur le pourquoi de la rareté des très bonnes notes pour ce mouvement.

 
La définition de l’arrêt parfait est facile à donner cependant,  il ne faut pas oublier d’y inclure, comme stipulé sur le protocole, ce qui précède et ce qui suit.
Quand il s’agit de l’entrée ou de la sortie, la qualité de l’allure précédant l’arrêt, la rectitude du cheval, la précision de l’emplacement de l’arrêt entreront en ligne de compte, au même titre que ce dernier.

Concernant l’entrée, le départ, sa franchise, sa rectitude et la qualité du trot qui suit seront autant d’éléments pris en compte.

 
Mais revenons à l’arrêt en lui même. Le plus simple à apprécier est si il est  » carré » ou pas. Là encore il y a différents degrés dans l’évaluation des défauts. Depuis « aucun membre n’est placé correctement » jusqu’à « un léger décalage de l’un des postérieurs » ou encore « les postérieurs écartés », nous pouvons avoir tous les de cas de figure.
Autre élément à apprécier : l’immobilité. Ici encore plusieurs cas doivent être différenciés allant de l’instabilité inquiète au reculer d’un postérieur seul, à celui des deux postérieurs et encore plus grave à celui de tout le corps du cheval.

 
Parlons maintenant de ces autres éléments visuels appréciables que sont l’attitude et le contact. Le cheval doit rester durant la transition, l’arrêt et le départ dans l’attitude correcte c’est à dire la nuque étant le point le plus haut, le chanfrein légèrement en avant de la verticale, le contact doit rester moelleux et la bouche fermée.

 
Si la transition doit être claire, elle ne doit en aucun cas être abrupte. Combien de chevaux, manquant d’équilibre, passent par le trot, ou pour la même raison sont contraints, pour s’arrêter directement du galop, d’effectuer un freinage digne des plus grands moments des galopades du western. Ceci encore une fois n’a rien à voir avec la transition que nous recherchons qui doit être le reflet de l’équilibre et la meilleure preuve  de la compréhension et de l’attention aux aides du cavalier.

 
Ainsi après cette liste exhaustive des différents cas de figure il est plus aisé de définir les critères recherches pour l’attribution de la note 10. Qualité du galop, rectitude, correction de la mise en main, moelleux de la transition, précision par rapport à la lettre, poser et alignement des quatre membres, immobilité respectée, franchise du départ, qualité et rectitude du trot, voilà, espérant ne rien oublier, les qualités requises pour obtenir la note correspondant à l’excellence.

 
Les défauts qui feront baisser la note seront bien évidemment sanctionnés en fonction de leur gravité. L’absence d’immobilité voire même le reculer dans l’arrêt ainsi que de grosses défenses font partie des plus lourdement pénalisés. A un moindre degré mais également de façon dégressive feront baisser la note initiale, le manque de précision, de rectitude, de netteté dans les transitions. Une bouche ouverte, une nuque qui se descend, un chanfrein qui se ferme, un cheval contre la main, tous ces éléments si souvent observés limiteront la note attribuée.

 
Les arrêts dans de nombreuses reprises sont au nombre de 3. Il est dommage d’y perdre à chacun des points précieux quand une plus grande attention prêtée à ceux ci permettrait assez facilement d’en améliorer l’exécution, donc la note.

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